Les Séries Mondiales de Poker (WSOP) sont, à juste titre, le plus grand tournoi de poker du monde. Dernièrement, le tournoi a une version européenne – les WSOPE, mais l’action se déroule à une plus petite échelle. Les Evénements Principaux des deux tournois portent le même nom, mais ils sont très différents. A Las Vegas, le nombre des participants au Main Event est de l’ordre de milliers.  En revanche, l’Europe offre un environnement plus silencieux et beaucoup plus modeste, le nombre des concurrents s’élevant à quelques centaines. Toutefois, la compétition est plus sévère. Les amateurs ne trouvent pas leur place aux WSOP Europe. Le tournoi héberge les meilleurs joueurs professionnels. Cette année, c’est pour la deuxième fois consécutive que la table finale a mis en vedette six gagnants de bracelets WSOP et quelques visages très familiers.

Deux de ces visages ont émergé sur la scène du poker en juillet. James Akenhead et Antoine Saout ont participé à la table finale des WSOP, suivant les traces d’Ivan Demidov, qui a participé en 2008 aux deux tables finales WSOP et WSOPE. Ils espèrent les deux avoir un meilleur résultat à Las Vegas. La participation à l’Evénement Principal des WSOPE ne leur a apporté qu’une 9e et respectivement 7e place. En tout cas, la plupart des participants à la célèbre table finale WSOP « November Nine » ont eu du succès depuis qu’ils ont quitté le casino Rio et les autres expériences similaires vont sûrement aider Akenhead et Saout en novembre.

Un redoutable aspirant au titre de champion WSOP est Jeff Shulman, qui est plus que jamais motivé à gagner les Séries, puisque son père Barry Shulman, a vaincu Daniel Negreanu aux WSOP Europe, dans une partie qui a duré 16 heures et 32 minutes. « J’ai fait ma part. Maintenant, fais ta part aussi. C’est à toi de gagner », voilà les paroles que Barry Shulman a adressées à son fils après sa victoire.

Toutefois, ce moment de gloire a été dramatique pour son adversaire et le match entrera sans doute dans l’histoire du poker. Daniel Negreanu peut se consoler quand-même avec l’idée d’être officiellement le joueur qui a eu le plus de succès aux tournois de poker.

Le calendrier du plus large tournoi de poker en ligne a été annoncé. FTOPS (Full Tilt Online Poker Series) est arrivé cet automne à la 14e édition et se déroulera depuis le 4 jusqu’au 15 novembre 2009.

Ca fait plus de trois ans depuis l’organisation des premières séries de poker Full Tilt. Pendant ce temps, elles sont devenues des événements essentiels du calendrier de poker en ligne. C’est pourquoi des dizaines de milliers de joueurs participent jusqu’à quatre fois par an aux FTOPS.

FTOPS XIV comprendra dans la période 4-15 novembre 25 événements, pour une cagnotte de plus de 16 millions de dollars.

Le point fort de la série sera sans aucun doute l’Evénement Principal à un buy-in de 535$, disputé le dimanche 15 novembre à 6h pm. Un événement distinctif est également l’Evénement spécial à 2.620$, qui s’étend sur deux jours et commence le samedi 14 novembre à 2h pm.

Il y a sept événements à un buy-in de 535$, la série sera l’hôte d’au moins sept événements à 216$, ainsi que quelques événements à petit buy-in: le 7 novembre, un événement rebuy de no-limit Hold’em à 109$; le 14 novembre, un événement rebuy de Omaha pot-limit à 109$; le 15 novembre, un événement de no-limit Hold’em Knockout à 129$.

Comme d’habitude, la version principale de poker sera le Texas Hold’em, mais il y aura une variété d’événements: six tournois max, tournois shootout, knockout, un événement turbo, un tournoi limité et un événement avec des antes dès le départ.

FTOPS XIV proposera aussi des événements de Stud eight-or-better, pot-limit Omaha, pot-limit Omaha eight-or-better, un tournoi H.O.R.S.E. et Razz.

L’étape de Londres du Tournoi Européen de Poker a été gagnée par Aaron Gustavson, un joueur qualifié en ligne par l’intermédiaire de la salle PokerStars. Gustavson a vaincu en heads-up le champion danois des WSOP 2008, Peter Eastgate.

L’Américain a joué impeccablement sur toute la durée de l’Evénement Principal, un événement d’un buy-in de 5.300£. Celui-ci a été le plus grand tournoi jamais joué au Royaume-Uni, avec 730 joueurs de premier rang. Gustavson a été digne de son titre et heureux de remporter un premier prix de 850.000£.

Il est sorti vainqueur après l’un des plus rapides heads-up de l’histoire de l’EPT. Son match avec Eastgate n’a duré que quinze minutes, pendant lesquelles ils ont joué sept mains. Gustavson a donné le coup final avec une A-Q alors que son adversaire détenait une A-9.

Comme le board n’avantageait aucun d’eux, Gustavson a remporté le pot, décrochant le premier grand trophée de sa carrière.

A la fin du tournoi, le jeune de 23 ans a déclaré sur sa victoire: « Je n’ai plus de paroles, je suis muet d’émotion. Je crois que ça ne va plus m’arriver trop tôt. Avoir ce titre est incroyable – un rêve devenu réalité ».

Le jeune pro, connu sous le surnom « Aguskb » a gagné également une place à la Grande Finale EPT de Monte Carlo.

Le projet de loi sur l’ouverture du marché français de jeux en ligne est examiné les 7 et 8 octobre au sein de l’Assemblée Nationale. Le ministre du Budget, Eric Woerth a fait connaître qu’environ 50 opérateurs de salles de jeux et de paris sur internet seraient autorisés à fonctionner en France.

L’octroi de licences aux opérateurs étrangers mettra fin aux monopoles des sociétés historiques La Française des Jeux et le Pari Mutuel Urbain (PMU), dont une partie importante du capital est détenue par l’Etat français. Par l’intermédiaire de l’Autorité de Régulation des Jeux en Ligne (ARJEL), le gouvernement concédera des licences aux opérateurs de paris sportifs, de paris sur les courses hippiques et aux exploitants de salles de poker en ligne.

L’exécutif s’ambitionne à voir la nouvelle loi  entrer en vigueur avant la Coupe du Monde de 2010.

L’ensemble du marché de jeux vaut 5 milliards d’euros en recettes fiscales et M.Woerth a déclaré que ce niveau devrait être maintenu après l’ouverture. Il a dit que le gros des recettes provenues des sources traditionnelles serait compensé par l’arrivée de nouveaux fonds provenant des salles virtuelles. La légalisation est aussi censée poursuivre la lutte contre le blanchiment d’argent et la protection des joueurs.

Les sociétés de jeux devront obtenir une licence d’exploitation en France même si elles ont déjà une autorisation obtenue ailleurs dans l’UE.

Tel qu’il est rédigé le projet français prévoit une ouverture et une libéralisation maîtrisée du marché. C’est pourquoi l’Association Européenne des Jeux et Paris (EGBA) fait état de quelques désaccords avec le Traité instituant la Communauté Européenne (TCE).

L’EGBA argumente que la décision de limiter le marché français va à l’encontre de l’ouverture des frontières à l’intérieur de l’Union Européenne et pourrait engendrer un marché parallèle non contrôlé et dangereux pour les consommateurs. De plus, en limitant les paris hippiques aux paris mutuels, la loi oblige les opérateurs à s’aligner à l’offre du PMU, au lieu d’autoriser les paris à cote fixe.

La loi met également à l’écart certains des plus importants atouts concurrentiels des sociétés de jeux. L’un de ces atouts peut être le taux de retour. Les casinos en ligne pratiquent généralement un taux de retour au joueur de 95%, tandis que le PMU ne propose que 78% et la Française des Jeux, 75%. Le projet de loi établit le taux de redistribution à 82 – 85%.

L’actuel marché français de jeux en ligne – régné à présent par la Française des Jeux et le PMU a eu en 2008 une valeur de 1.17 milliards d’euros (630 millions € pour la FDJ et 540 millions € pour le PMU). Ce marché pourrait atteindre en cinq ans le double de la somme.